Depuis l’été dernier, les taux d’intérêt négatifs suscitent une vague de mécontentement de plus en plus audible. Ils sont en particulier décriés car ils réduisent les rendements des caisses de pension et donc nos futures retraites. Reste que cette politique monétaire peut avoir des effets positifs et surprenants. Par exemple faire remonter la natalité.

C’est en tout cas ce qui s’est passé en Grande-Bretagne entre 2009 et 2012. De 5% à l’été 2008, les taux d’intérêt britanniques sont passés à 0,5% en mars 2009. La Banque d’Angleterre a ainsi voulu contrecarrer la récession provoquée par la crise financière de 2008, en diminuant le coût des hypothèques à taux variable. En plus de soutenir l’économie, l’opération a eu un effet inattendu, comme le démontre une récente étude de la Banque d’Angleterre: 14 500 bébés supplémentaires sont nés en 2009 dans le royaume et le taux de natalité a progressé de 7,5% au cours des trois années suivantes. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que les politiques monétaires expansionnistes doivent stimuler l’économie.