Depuis plusieurs mois, l’attention s’est détournée des taux d’intérêt. Les mouvements exacerbés de mars dernier ont laissé la place à des oscillations très timides (fluctuations limitées à 10 ou 20 points de base) et même le rebond des attentes d’inflation ou le regain d’optimisme des entrepreneurs, habituellement source de tensions sur les taux d’intérêt, ne les ont pas fait frémir. D’aucuns s’interrogent sur le prix de la patience: celle de conserver une obligation en portefeuille pour des années, qui a quasiment disparu avec l’avènement des politiques monétaires non conventionnelles qui rachètent les titres obligataires (QE).

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