Recherche de marché, étude de Gartner Group, lettres d'intérêt de grands de la pharma, telles sont les garanties présentées aujourd'hui par vizyo en plus du prototype matérialisant son idée. Alors qu'il y a à peine deux ans, nombre d'investisseurs s'emballaient pour le moindre projet se référant aux nouvelles technologies, la start-up genevoise affronte aujourd'hui des refus polis. «Beaucoup trouvent notre idée innovante, seulement ils nous demandent de revenir lors du second tour de table lorsque la plate-forme sera lancée», observe Agostino Fede, un peu désabusé. Le jeune patron a ratissé large dans le monde du capital-risque en Suisse, en Allemagne, en France et aux Etats-Unis. Il avoue avoir rencontré plus d'une soixante d'investisseurs potentiels. «Tout le monde est sous la couverture», constate-t-il.

Plus de 4 millions de francs

Vizyo a besoin aujourd'hui de 4,5 millions de francs pour poursuivre son projet. Un investisseur institutionnel de la place a confirmé son intention de mettre 2 millions sous réserve d'autres engagements. Pour contourner les difficultés de financement, l'entreprise s'est entendue avec le partenaire technologique qui fournira les composants nécessaires au développement de la plate-forme. «De la technologie contre des actions», résume Agostino Fede. En clair, le développement de l'outil ne coûtera rien à la start-up. Le dernier apport devrait venir sous forme de contrats de service ou de fonds propres apportés par un investisseur prêt à prendre le pari de l'innovation. Projet à suivre.