En 1999, le secteur du Standard and Poor's qui a le mieux performé est celui des valeurs technologiques. Ce constat, qui n'étonnera personne, rappelle que le critère sectoriel du choix de titres a constitué une stratégie gagnante l'an dernier. Et cela loin devant le critère de la taille des entreprises (small, medium ou large caps) ou du caractère du titre (value ou growth). Au vu de la très forte volatilité des valeurs technologiques, peut-on en déduire que cette stratégie axée sur ce segment peut être reconduite? Oui, répond le groupe Orbitex, présent à Genève la semaine dernière pour présenter plusieurs de ses fonds. Ne vous inquiétez pas des tourmentes actuelles sur les valeurs de la Nouvelle Economie car elles recèlent un fort potentiel, a exposé en substance Richard Begun, gérant auprès d'Orbitex. Voyez plutôt: selon les estimations de cette société, la présence du Net dans les foyers américains, aujourd'hui de 40%, s'élèvera à 70% d'ici 2004. En parallèle, l'accès aux réseaux large bande passera de 2% à 35% dans cinq ans. C'est surtout le marché du «business to business» qui devrait exploser à l'avenir dans le monde en passant d'une taille estimée de 294 milliards de dollars en 2000 à 1500 milliards en 2004.

Autre acteur de la présentation d'Orbitex: Timothy Bepler, responsable de fonds dédiés à la santé, les sciences de la vie et des biotechnologies. Il a affirmé que le rêve biotech devient réalité, de plus en plus d'entreprises dégageant des profits. L'an dernier d'ailleurs, a rappelé John Davidson, chief investment officer, le secteur de la biotechnologie a joué un rôle de leader sur le marché des actions américaines. C'est surtout le domaine de la génétique qui retient l'attention du gérant qui souligne que 90% des maladies sont toutes ou presque d'origine génétique ou supposées comme telles. D'où des profits considérables en vue dans les prochaines décennies.

A. De.