Robert Hensler, chancelier d'Etat genevois, peut pousser un grand ouf de soulagement. Il s'est personnellement démené pour que Genève puisse en tout temps concourir pour accueillir Telecom World et il a réussi. La ville s'est déjà vu attribuer l'édition 2009. Le suivant, selon une nouvelle règle, aura lieu en 2013.

Ce n'était pourtant pas gagné d'avance. Mené par la France et la Grande-Bretagne, le bloc européen avait déposé une résolution proposant de nouvelles règles pour l'attribution du Salon et réclamait une rotation automatique des villes organisatrices. Dans un premier temps, la Suisse soutenait également cette résolution. Si elle passait, Genève serait éliminée d'emblée pour l'édition 2013.

La décision est tombée mercredi à Antalya (Turquie) où les 191 membres de l'Union internationale des télécommunications (UIT), organisatrice des salons Telecom, participent, du 6 au 24 novembre, à la conférence plénipotentiaire. Pour Robert Hensler, la résolution européenne a été balayée grâce au travail de lobbying entrepris par la délégation suisse présente à Antalya.