Après un lundi noir, les marchés financiers restaient très nerveux mardi. Les principales bourses sont déçues par l’absence d’accord européen sur la Grèce, dans un mouvement de défiance généralisée envers la zone euro, qui semblait toutefois s’apaiser en milieu de journée.

«Nous sommes entrés dans une zone de turbulences très forte, qui pourrait s’avérer très dangereuse pour l’ensemble de la zone euro», a averti Patrick Jacq, stratégiste obligataire chez BNP-Paribas.

Les investisseurs ont massivement vendu les actions considérées comme des actifs risqués et au premier rang d’entre elles les valeurs bancaires. En tant que détentrices d’une grande partie de la dette des pays européens les plus fragiles, elles seraient les premières victimes des effets d’une contagion de la crise grecque.

Mardi à la mi-journée, ces valeurs, dont certaines avaient perdu près de 8% la veille, se redressaient toutefois légèrement sous l’effet d’une chasse aux bonnes affaires.

Les indices boursiers continuaient toutefois à chuter mardi à la mi-journée. La Bourse de Londres abandonnait 1,32%, celle de Francfort perdait 2,07%. Madrid et Milan se redressaient en revanche, bénéficiant, selon des sources de marchés, de rachats de titres de dette par la Banque centrale européenne. A Zurich, l’indice SMI perdait 1,1% en début d’après-midi.

L’euro, symbole de la zone euro, a d’ailleurs une nouvelle fois chuté mardi, passant sous la barre des 1,40 dollar pour un euro, soit son niveau le plus faible depuis quatre mois.

Franc toujours fort

Comme souvent en période de crise, le franc s’est avéré le grand gagnant, jouant à plein son rôle de valeur refuge. Mardi matin la monnaie helvétique s’échangeait à 1,163 franc pour un euro, battant le record établi la veille.