100%, mais aussi 80%, ou même 40%: au niveau du taux d’occupation, les travailleurs d’aujourd’hui sont moins homogènes que ceux d’hier. En 1991, les hommes actifs étaient près de 8% à travailler à temps partiel, et les femmes 49%. En 2020, selon l’OFS, les taux étaient de plus de 18% pour les hommes actifs et de 59% pour les femmes. La tendance séduit toujours davantage, si l’on en croit aussi une étude menée par JobCloud, publiée en 2019, qui montre que sur Jobs.ch, les annonces pour des postes à temps partiel enregistrent proportionnellement plus de clics que celles pour des postes à temps plein.

Qu’en est-il du côté des patrons et des cadres? Il faut d’abord souligner qu’il est plus rare qu’ils n’exercent pas à temps plein: 9,3% des cadres masculins et 47,2% des cadres féminines exerçaient à moins de 90% en Suisse en 2015. Mais pour eux, une autre question se pose aussi: celle de la gestion d’une équipe quand ses membres ont des taux d’occupation variés. Ou comment savoir assembler les pièces d’un puzzle organisationnel.