On connaissait le greenwashing, ou la tentation, pour des entreprises, de soigner leur image à coups d’actions soi-disant vertes. La lutte contre le virus donne une nouvelle idée à certaines multinationales: le vaccine washing. Un nom de notre invention – cet article lui donnera d’ailleurs sa première occurrence sur Google –, pour décrire un nouveau phénomène qui apparaît ces jours aux Etats-Unis. D’Amazon à Google, en passant par Walmart, ces entreprises semblent vouloir profiter de la campagne de vaccination pour polir leur image.

Outre-Atlantique, le terreau pour ces firmes est extraordinairement favorable. Il y a d’abord le retard pris, par les autorités, dans la campagne de vaccination. Il y a aussi la possibilité, pour le secteur privé, d’y participer activement – ce qui est impensable en Suisse. Walmart, numéro un mondial des supermarchés, lance ces jours un service de vaccination dans 5000 de ses magasins aux Etats-Unis, en démarrant dans sept Etats, et avec l’objectif d’y effectuer entre 10 et 13 millions d’injections par mois dans ses pharmacies. «Avec 150 millions de personnes qui se rendent dans nos magasins chaque semaine, nous sommes dans une position unique pour atteindre les gens», affirmait récemment un porte-parole.