Cette année, à nouveau, le nombre de candidats inscrits en médecine dépasse largement l'offre de places d'études. Au début juillet, les personnes inscrites dans les Universités de Bâle, Berne, Fribourg et Zurich devront donc une nouvelle fois se soumettre à un test d'aptitude. La recommandation de continuer ainsi à limiter l'accès aux études, émise par la Conférence universitaire suisse (CUS) à la fin février, a été suivie par les cantons concernés, commente Nivardo Ischi, le secrétaire général de la CUS. Et il en va de même pour la médecine vétérinaire.

Quelque 974 personnes se sont inscrites en médecine dans les Hautes Ecoles de Bâle, Berne, Fribourg et Zurich pour la rentrée 2001. Or les quatre facultés ne disposent que de 583 places d'études en première année et «les problèmes de capacité ne pourront pas tous être résolus par des transferts dans d'autres universités», souligne la CUS. La situation, comme d'habitude, est particulièrement tendue à Zurich qui compte 420 inscriptions pour 200 places et à Berne (282 candidats pour 150 places). Pour les candidats aux études de vétérinaire, Zurich et Berne enregistrent 217 inscriptions pour 165 places.

Même si la situation est un peu moins critique en Suisse romande, les capacités d'accueil en médecine sont également dépassées dans les facultés genevoise, lausannoise et neuchâteloise. Mais le choix entre les futurs médecins s'y fera toujours par le biais d'une sélection renforcée aux examens propédeutiques et non par un numerus clausus.

Le test d'aptitude, introduit en 1998, n'a pas diminué l'attrait pour la médecine. «Nous ne constatons pas d'effet dissuasif, ni de report sur d'autres disciplines scientifiques. Nous notons simplement une stagnation générale des inscriptions», souligne Nivardo Ischi. En tout cas, la crainte de voir les étudiants émigrer vers la Suisse romande pour échapper au test en Suisse alémanique s'est révélée infondée. «Nous n'enregistrons pas d'augmentation massive des inscriptions dans les facultés romandes, ajoute le secrétaire général de la CUS. Globalement, les étudiants préfèrent rester dans leur région d'origine, ils ne migrent pas volontairement.» A moins évidemment d'y être contraints par les transferts lorsqu'il reste des places disponibles dans telle faculté et non dans telle autre.