Le gouvernement pourrait ainsi dévoiler «certains détails sensibles» concernant les «tests de résistance» (ou «stress tests») auxquels ont été soumises ces banques, précise le New York Times, citant des membres hauts placés de l’administration du président Barack Obama.

Ces tests, imposés aux établissements contrôlant plus de 100 milliards de dollars d’actifs, devaient permettre aux autorités d’évaluer leur santé et leur capacité à résister à une aggravation de la récession.

En temps normal, les régulateurs financiers ne dévoileraient pas les résultats de ce genre d’examens approfondis, ou les noms des établissements en difficulté, de crainte de déclancher une vague de retraits de fonds de la part de clients inquiets, ou la chute des cours d’action. Mais à l’heur où le marché semble désespérément demandeur de signaux positifs, le Trésor et la Réserve fédérale estiment que ces résultats pourraient être rendus publics.

«Le but (de ces tests) est d’empêcher la panique, pas de l’alimenter. Il devient de plus en plus clair que les banques et nous-mêmes devrons expliquer clairement à quel point de l’échelle se situe chaque établissement», a indiqué au journal un fonctionnaire impliqué dans la procédure.

Selon d’autres sources au sein de l’administration, les banques devraient être encouragées à publier un certain nombre d’informations, dont la taille de leurs pertes potentielles à la lumière de leur «test de résistance», ajoute le journal.

Le New York Times avait déjà indiqué le 9 avril que les 19 établissements examinés avaient tous réussi le test, en se fondant sur des sources assurant que le secteur bancaire était «dans un meilleur état que ce que l’opinion veut bien croire».

Cependant, tempère le quotidien mercredi, «certaines banques devraient être notées plus haut que d’autres. (...) Indiquer quels sont les établissements les plus vulnérables risque de provoquer précisément ce que l’administration cherche à éviter», c’est-à-dire un retrait des investisseurs.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a d’ailleurs contacté les banques concernées pour leur demander de ne rien communiquer au sujet des tests de résistance durant la période de publication des résultats trimestriels, souligne le journal, qui relève que «l’inquiétude sur la réaction des marchés reste importante».