L'objectif paraissait hors d'atteinte: apporter la liquidité quotidienne sur un actif qui par nature n'est pas liquide, le private equity, secteur qui regroupe les activités de capital-risque et de capital transmission (buy-out). La Société Générale a relevé le défi et créé l'indice Privex sur le private equity avec la coopération de Dow Jones Indexes.

L'indice a été lancé le 9 octobre dernier et la banque française a déjà lancé des certificats qui le répliquent aussi bien en France qu'en Allemagne (frais de gestion de 1,25%). La banque propose également des produits structurés comportant une protection en capital. L'indice Privex sera disponible très prochainement aux investisseurs suisses, assure Nadia Troxler, en charge de l'offre de produits structurés en Suisse romande.

L'indice Privex cherche à répliquer la rentabilité d'un investissement dans une petite partie du secteur du private equity, 7% environ, celui qui est coté.

L'indice inclut 25 véhicules, dont l'activité principale est le Private Equity. Goldman Sachs et Investor's, bien qu'actifs dans le private equity, n'en font par exemple donc pas partie. Par contre, le géant du secteur 3i et le Français Eurazeo en font partie. La plus grande pondération ne peut dépasser 15% de l'indice. La banque a également visé une approche globale avec quelque 30% aux Etats-Unis, 60% en Europe et 10% en Asie.

La volatilité du private equity coté est supérieure à celle du non-coté. Mais le rendement entre les deux secteurs est proche, si on compare la performance du Privex et celle d'un panier représentatif du secteur non coté réalisé par Cambridge Associates.