L'annonce par la banque privée zurichoise Vontobel, il y a quelques semaines (voir Le Temps du mercredi 28 février), de l'abandon de son projet de banque en ligne «y-o-u» n'en finit pas de faire des victimes. Le fabricant de logiciels Think Tools, impliqué dans la construction de la banque virtuelle, doit à son tour enregistrer les conséquences de cette débâcle. Ce dernier va ainsi passer une provision de 6,125 millions de francs dans ses comptes 2000, qui plongeront dans le rouge. C'est en mars de l'année passée que Vontobel avait annoncé la création de cette plate-forme, qui devait allier les activités de banque privée classique avec les technologies Internet. La banque virtuelle devait être opérationnelle dans le courant 2001. La société Think Tools se présentait alors comme le principal partenaire technique de Vontobel détenant une participation de 18% dans «y-o-u». Cet échec vient s'ajouter aux récents déboires de la société. Les derniers changements de direction – départ du président du directoire et du fondateur en février 2001 – et la nécessité d'une réorientation stratégique ont influencé le niveau de ses commandes et les attentes de chiffre d'affaires. Dans ce contexte, l'annulation du projet «y-o-u» de la banque Vontobel a encore aggravé ces difficultés. Des démarches pour pouvoir récupérer l'entier des fonds investis dans le projet ont été entreprises. Entrée au Nouveau Marché Suisse (SNMI) à la fin mars 2000, la start-up zurichoise avait touché à l'époque son plus haut niveau à 1050 francs. La valeur Think Tools a clôturé mercredi en baisse de 10,4% à 86 francs.

LT