Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Anna Hellman, directrice de ThinkSport.
© Eddy Mottaz

Sport business

ThinkSport, le fédérateur sportif

Répertorier, connecter et valoriser les centaines d’acteurs du domaine du sport établis à Lausanne et aux alentours. C’est la mission confiée à ThinkSport, qui organise son premier grand événement les 15 et 16 mai

Ce n’est pas un aboutissement. Mais c’est une étape importante. Trois ans après sa création, ThinkSport organise son premier grand événement à Lausanne. Durant deux jours, les 15 et 16 mai, quelque 700 experts et acteurs du sport seront réunis au Swiss Tech Convention Center de l’EPFL.

A quelques semaines de ce point d’orgue, Le Temps s’est rendu dans les locaux du tout nouveau bâtiment adjacent, le Synathlon, pour rencontrer la petite équipe de ThinkSport, en plein préparatifs.

Lire aussi: Le campus lausannois se renforce dans le sport

Ils sont quatre. Et à leur tête, il y a Anna Hellman. «C’est vrai, nous sommes une petite structure, mais nous avons su nous entourer des expertises dont nous avons besoin», affirme-t-elle. D’origine suédoise, établie en Suisse depuis 1984, Anna Hellman a dirigé durant neuf ans la convention SportAccord, qui, chaque année, réunit les acteurs incontournables du secteur des droits sportifs. C’est de son réseau, ici et ailleurs, que les fondateurs de ThinkSport avaient surtout besoin pour finaliser leur projet.

Presque dix ans d’incubation

Mais il aura fallu presque une décennie pour que la ville de Lausanne, le canton de Vaud, la Confédération et le Comité international olympique décident de créer ThinkSport. Un organe à qui l’on a confié la mission de faire de la région un vrai centre de compétences du sport. Cette expertise unique au monde s’est trop longtemps ignorée, répète en substance Anna Hellman.

Objectif, donc: fédérer le sport vaudois et suisse. Faire savoir que l’Arc lémanique dispose d’une concentration unique d’organisations qui, peu à peu, sont nées et ont grandi à proximité du CIO. Les études sont rares sur le sujet. Mais en 2015, un calcul de l’Académie internationale des sciences et techniques du sport (AISTS) avait conclu que les 45 organisations sportives internationales qu’elle avait sondées, représentant 2150 employés, rapportaient 1 milliard de francs par an à l’économie suisse.

Nous sommes un facilitateur, un entremetteur et une porte d’entrée sur cet écosystème du sport

Anna Hellman, directrice de ThinkSport

La masse critique est présente, c’est un fait établi. Mais pour ThinkSport, tout l’enjeu est de déceler les acteurs plus petits et plus discrets, de faire émerger et fructifier cette concentration de savoirs sportifs.

Autrement dit, faire en sorte que les organisations et les fédérations, les écoles, les chercheurs, les entreprises, les investisseurs et le secteur public se connaissent mieux, se parlent plus et que chacun sache vers qui se tourner pour progresser dans son domaine. «Nous sommes un facilitateur, un entremetteur et une porte d’entrée sur cet écosystème», résume Anna Hellman.

Un immense travail d’inventaire

D’ailleurs, The Spot – c’est ainsi qu’a été baptisé l’événement de la semaine prochaine – se veut non pas une journée de conférences, mais un lieu d’échange pour «casser les barrières». L’événement va servir à rassembler l’écosystème que ThinkSport travaille à mettre en lumière depuis sa création. «Il a d’abord fallu réaliser un inventaire complet des compétences sportives dans la région. Nous en découvrons presque tous les jours», souligne Anna Hellman.

Lire aussi, en 2017: La Suisse est devenue l’eldorado incontesté des contrats sportifs

ThinkSport a ainsi pris langue avec quelque 2000 interlocuteurs depuis 2015. «Il ne s’agit pas seulement de sport d’élite, tout ce qui est lié à la santé et à l’activité physique en général nous intéresse aussi.»

Aujourd’hui, son équipe a constitué une base de données des compétences et des recherches en cours. Elle propose aussi, entre autres, un calendrier des conférences et événements et un site d’offres d’emploi dans le sport sur lequel ont été publiées plus de 700 annonces en une année. Un chiffre qui, à lui seul, en dit long sur la densité du secteur dans la région.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)