L’activité a redémarré depuis plusieurs semaines, mais il ne faut pas se faire d’illusion. «La reprise économique prendra du temps», a prévenu Thomas Jordan, président de la Banque nationale suisse (BNS). Le responsable était invité mardi à éclairer le monde sur les défis de la politique monétaire suisse à l’occasion de la 7e leçon Michel Camdessus sur les banques centrales organisée par le Fonds monétaire international (FMI), du nom de son ancien directeur.

Coronavirus oblige, le format était inhabituel: normalement tenue à Washington, siège de l’institution, elle était organisée physiquement à Zurich, où Thomas Jordan s’exprimait devant une petite assemblée, et virtuellement avec Kristalina Georgieva, présidente du FMI, elle-même aux Etats-Unis. L’exercice aurait certainement été plus fluide si les Suisses n’avaient pas eu deux minutes d’avance et les Américains cinq minutes de retard.