Sony Ericsson a publié vendredi une perte nette de 293 millions d’euros au premier trimestre de l’année. Le fabricant de téléphones mobiles, qui souffre d’un fort recul des ventes, supprimera encore 2000 emplois. En juillet 2008, il avait déjà annoncé un plan social qui devait se traduire par la suppression de 2000 postes entre l’été 2008 et la fin de ce premier trimestre. Le groupe compte actuellement près de 10’000 employés dans le monde.

De janvier à mars, le chiffre d’affaires du groupe a chuté de 35,7% à 1,73 milliard d’euros, contre 2,7 milliards à la même période l’an passé. La veille, le leader mondial du secteur, Nokia, avait annoncé un bénéfice net en chute de 90% au premier trimestre, mais estimait que la baisse des ventes mondiales pourrait avoir atteint un plancher.

Toshiba, qui a terminé son exercice comptable au 31 mars et avait déjà prévenu récemment qu’il allait présenter de très mauvais résultats, a fait état d’une perte d’exploitation moins importante que prévu, à 250 milliards de yens au lieu de 280. En revanche, le groupe dit souffrir de charges fiscales exceptionnelles dont il n’avait pas tenu compte dans ses dernières estimations, et qui portent sa perte nette à 350 milliards de yens.

Dans plusieurs segments, dont les téléviseurs et les puces de mémoire, la chute des ventes a été moins importante que prévu, souligne le groupe. Mais son chiffre d’affaires devrait s’inscrire aux alentours de 6650 milliards de yens (au lieu des 6700 milliards initialement estimés) ce qui revient à une chute de 13% par rapport à l’année passée.

Le conglomérat japonais supprimera encore 3900 postes d’ici à 2010, a-t-il annoncé aujourd’hui. Depuis début 2009, il s’était déjà séparé de 4500 ouvriers qui travaillaient sous contrats intérimaires ou de durée déterminée.