«Il est trop tôt pour dire que la crise financière est terminée», a déclaré Brady Dougan, directeur général de Credit Suisse, lors d'une visite de deux jours en Suisse romande. Les marchés sont «trop optimistes» en ce moment vu les défis des six à huit prochaines semaines.

L'Américain qui a succédé il y a un an à Oswald Grübel est confiant sur l'avenir de sa banque, moins touchée que ses rivales par la crise des «subprime». Credit Suisse profitera de la «fuite vers la qualité» de clients échaudés chez les concurrents. Le No 2 helvétique vise d'abord une croissance organique et limitera ses acquisitions à des cibles «tactiques», a précisé Brady Dougan lors d'une rencontre avec la presse.

Interrogé sur les ennuis judiciaires de Credit Suisse au Brésil et d'UBS aux Etats-Unis liés à l'évasion fiscale, il concède qu'«il y a manifestement une attention plus grande des Etats aux mouvements de capitaux transfrontaliers».