La Banque centrale européenne (BCE) aura tout fait pour l’éviter. L’institution a pourtant dû se résoudre à annoncer un programme de rachats d’obligations souveraines de grande ampleur. Avec les prêts illimités à trois ans aux banques, en décembre et en février dernier, on a cru qu’elle avait trouvé la parade. Fournissant des liquidités aux banques, elle a espéré qu’elles se mettraient elles-mêmes à acheter de la dette des Etats en difficulté. La mesure n’a donné que quelques mois de répit.

Jeudi, l’institution a finalement sorti l’artillerie lourde, comme la Fed américaine. Cela suffira-t-il? A donner un bol d’air et à faire redescendre les taux d’intérêt, sans aucun doute. Le fait que les rachats de dette puissent être «illimités» est central pour convaincre les marchés de la détermination de la BCE. Même si ce coup de pouce était devenu inévitable, le problème central de l’endettement excessif des Etats n’est pas encore résolu. Maintenant qu’ils disposent d’un stabilisateur de taux, les gouvernements n’ont plus d’excuse.