La crise mondiale du Covid-19 va-t-elle changer la pratique politique, l’économie, la société, la culture? Nous consacrons une série de près de 30 articles à ce sujet, durant plusieurs jours sur notre site, et dans un numéro spécial le samedi 13 juin.

Retrouvez, au fur et à mesure, les articles dans ce dossier.

EasyJet se prive des deux tiers de ses capacités de vols cet été. Et d’environ un cinquième d’ici à la fin de l’année prochaine. Cette annonce date de fin mai et constitue peut-être l’indicateur le plus visible de la forme que prendront les vacances de demain. Moins d’avions, moins de voyages express à l’autre bout de l’Europe, plus de proximité. C’est ce qui semble attendre les vacanciers cet été. Bien que les frontières s’ouvrent plus rapidement que prévu, l’ombre du virus planera encore trop lourdement sur les plages ensoleillées.

En Suisse, c’est sûr, «les tendances d’avant la crise vont se confirmer», indique Véronique Kanel. La porte-parole de Suisse Tourisme évoque, pêle-mêle, les trains de nuit, l’essor retrouvé du vélo et, plus largement, les possibilités offertes par le réseau et les cartes interactives de SuisseMobile. Plus marginal, il y a aussi le développement, parfois à marche forcée, des visites virtuelles de musées, qui doivent être «complémentaires aux vraies expositions», insiste Véronique Kanel. Qui évoque aussi le potentiel développement, encore embryonnaire, des espaces de coworking en montagne, puisque ces trois derniers mois ont mélangé vie privée et vie professionnelle comme jamais auparavant.