Plusieurs mesures ont été demandées ce matin à Zurich par la branche du tourisme afin de résister au franc fort et à la pénurie de main-d’œuvre qui s’annonce suite à l’acceptation de l’initiative de l’UDC contre l’immigration.

L’une d’elles vise à promouvoir l’emploi des requérants d’asile, des réfugiés et des chômeurs. «La Fédération suisse du tourisme (FST) défend une mise en œuvre de l’initiative sur l’immigration qui soit la plus libérale et favorable possible pour l’économie», explique Dominique de Buman, président de la FST.

Outre le déblocage de fonds par la Confédération pour favoriser l’emploi de requérants d’asile et de réfugiés, la branche touristique demande de ne pas contingenter les autorisations de travail de courte durée (permis L) et d’autoriser, comme c’est le cas dans la construction, le recours au chômage partiel pour des activités dites saisonnières. Il s’agit, selon la branche, «d’exploiter au mieux le potentiel de personnel qualifié».

D’autres mesures spécifiques sont demandées pour lutter contre le franc fort, en particulier l’augmentation des fonds de promotion à disposition de Suisse Tourisme, qui passeraient de 220,5 millions à 270 millions de francs pour la période 2016-2019. Un prolongement du crédit supplémentaire de 100 millions de francs à disposition du crédit hôtelier est également exigé.

Enfin, la branche touristique désire promouvoir les importations parallèles afin de pouvoir réellement profiter d’achats de nourriture et de marchandises dans la zone euro devenue 15% plus avantageuse depuis la décision de la Banque nationale suisse de lever le taux plancher de 1,20 franc pour un euro. Ce projet avait été abandonné par le parlement avec le rejet de la révision de la loi sur les cartels.