Toyota prévoit un quasi triplement de ses profits lors de l’exercice budgétaire 2012-2013. Il espère tourner la page de quatre années de déboires, après avoir atteint son apogée, en 2007-2008.

En 2009, la crise financière a laminé ses ventes. Le yen fort a rogné ses marges. Le rappel de près de 9 millions de véhicules ­défectueux a mis à mal sa répu­tation. Le séisme dévastateur au Japon a anéanti sa production et enfin, les inondations en Thaïlande ont de nouveau mis à mal sa fourniture en pièces détachées, alors que le groupe commençait à rattraper son retard de production.

Ainsi, lors de l’exercice écoulé 2011-2012, son bénéfice d’exploitation s’est-il contracté de 24,1%, et son bénéfice net de 30,5%. Au final, le constructeur a perdu l’an dernier la première place mondiale qu’il a occupée entre 2008 et 2010, dépassé non seulement par General Motors, mais aussi par l’allemand Volkswagen, voire par l’alliance franco-japonaise ­Renault-Nissan si l’on prend en compte les ventes du russe Avtovaz en cours d’acquisition.

«Nous avons beaucoup souffert ces dernières années. Cette fois-ci, nos efforts doivent permettre d’obtenir des résultats tangibles», a promis le président du groupe, Akio Toyoda.

Entre le 1er avril 2012 et le 31 mars 2013, le groupe espère vendre 18% de véhicules en plus, doper son chiffre d’affaires d’autant, élever son bénéfice opérationnel de 181% à 1000 milliards de yens et son bénéfice net de 168%, à 760 milliards de yens. Toyota compte augmenter ses ventes dans toutes les régions, particulièrement en Amérique du Nord (+25%) et en Asie hors Japon (+34%).

Cité par l’AFP, un spécialiste du secteur, Tatsuya Mizuno, souligne que la technologie hybride, dont Toyota est le pionnier et qui lui assure de bonnes ventes au Japon, pourrait «ne pas devenir le modèle de référence du marché à l’avenir». «Le coût de la technologie électrique se réduit plus vite que prévu et Toyota tente désormais de rattraper son retard sur ce créneau», justifie-t-il.

GM dégraisse à Strasbourg

Pendant que Toyota affiche ses ambitions, General Motors (GM) taille dans ses coûts. Le groupe a annoncé mercredi qu’il pourrait vendre son site de Strasbourg, qui emploie environ 1000 salariés et qui, en 2011, a fabriqué quelque 280 000 boîtes automatiques six vitesses destinées à l’exportation. GM promet de chercher des repreneurs «présentant un projet solide et crédible de nature à préserver l’activité et les emplois de l’usine et du centre de recherche de Strasbourg».