Les investisseurs doivent-ils être protégés contre eux-mêmes? Et, si oui, est-ce le rôle de la banque dépositaire? La Cour de justice de Genève vient de répondre par la négative dans le dossier d’un trader professionnel, pour des faits remontant à la crise financière de 2008.

L’homme était alors un investisseur indépendant, actif dans les transactions sur indice, avec une mise de départ de 400 000 francs. Gagnantes dans 80% des cas en temps normal, ces stratégies extrêmement volatiles et reposant sur un effet de levier important lui ont causé des pertes en octobre 2008. Après avoir adressé un appel de marge de 2 millions de francs au trader, sa banque dépositaire a clôturé toutes ses positions, provoquant un découvert de 1,3 million de francs sur son compte, relate le site iusNet Droit Bancaire.