Courtage 

Le trading en ligne coûte toujours moins cher

Réalisé pour SWISSQUOTE Le courtage en ligne se démocratise. Il existe pourtant de fortes variations de prix entre les offres proposées par les dizaines de plateformes helvétiques. Plusieurs sites permettent de limiter les coûts

L’essor du trading en ligne n’a pas seulement facilité la vie des boursicoteurs. Il a ouvert la porte des marchés financiers aux néophytes de l’investissement. Grâce aux plateformes de trading en ligne, l’investisseur peut en effet gérer son portefeuille en toute autonomie. Il obtient immédiatement les indications nécessaires pour passer ses ordres, contrôler l’état du compte, de ses liquidités et de son portefeuille, tout en ayant accès aux cours en temps réel de nombreux titres cotés. Toutes les institutions bancaires ont lancé leur propre site, tandis que les banques 100% en ligne se sont multipliées. Comment faire son choix, et en vaut-il la peine? Car selon les offres, les frais pour chaque transaction (achat-vente) peuvent varier du simple au quadruple.

Spécialisé dans la comparaison de prix de services financiers, le site Moneyland.ch examine les tarifs imposés par plusieurs dizaines de plateformes de trading en ligne, certaines spécialisées et d’autres développées par des banques. Ses observations portent sur les banques surveillées par la Finma, le gendarme de la finance. Les résultats du comparatif soulignent de fortes variations entre les offres. Et ce, que l’on soit un investisseur occasionnel ou que l’on soit un trader fréquent. Selon Moneyland, la situation a très peu évolué ces dernières années.

La technologie pour casser les prix

Il y a plusieurs explications à cette forte variation des offres. La première tient du fait que les grandes banques désirent séduire les clients de gestion de fortune. En pratiquant des tarifs élevés, elles font déjà un tri dans les profils d’investisseurs. De plus, ces plateformes de trading en ligne appartenant à des banques vont contraindre le client à ouvrir un compte pour les utiliser. Or un compte pour stocker les titres et un compte pour les opérations engendrent des frais supplémentaires. L’autre explication tient du fait que les services financiers sont de manière générale moins bon marché en Suisse. Le trading n’échappe pas à cette règle pour des raisons de structure de marché, d’offre plus restreinte et d’agressivité plus faible des acteurs.

Jusqu’à présent, personne n’était venu casser les prix helvétiques, considérés comme élevés en comparaison internationale. La donne a changé en 2016 avec l’arrivée sur le marché suisse de la banque en ligne néerlandaise Degiro. Le problème? Celle-ci ne jouit pas d’une licence bancaire en Suisse. Les investisseurs doivent donc transférer leurs avoirs aux Pays-Bas. Pourtant, certaines plateformes helvétiques permettent de limiter les coûts. A l’instar de Swissquote, pionnière dans le trading en ligne depuis 1996. En misant sur les technologies, la banque en ligne concurrence tous les profils d’investisseurs en réduisant les frais relatifs à la gestion de compte et aux transactions.

Automatiser les opérations

Sur cette plateforme, la gestion de plus de 2,5 millions de produits est automatisée. Ce qui n’est pas encore le cas dans la plupart des banques traditionnelles, où un contact téléphonique est nécessaire pour traiter les opérations. Cette gestion a un coût; «au minimum 180 francs, précise Jürg Schwab, directeur de la salle des marchés de Swissquote. L’automatisation nous permet par exemple d’offrir un contrat EUREX à 1 euro.» Comment? «Tous les intermédiaires financiers facturent des coûts pour offrir un service, poursuit le directeur. Toutes les banques ont plus ou moins les mêmes coûts externes. Elles ajoutent une marge pour déterminer le prix clientèle.»

Jürg Schwab insiste: «Afin d’arriver à une telle performance, nous avons dû automatiser tous les processus; le contrôle comme la gestion des frais. Et cela, pour l’ensemble de nos produits financiers.» Cet effort a en outre permis à la plateforme de baisser drastiquement les frais de dépôts, c’est-à-dire les frais de garde que le client paie à la banque pour la gestion de ses dépôts titres. «Généralement, les banques traditionnelles perçoivent 0,20% de frais de garde. Soit 2000 francs pour un dépôt d’un million de francs. Chez nous, ces frais de garde s’élèvent à 200 francs par an maximum pour le même montant.»

Couvrir les frais de transferts

Les montants exorbitants des frais de transfert de dépôts pratiqués par les banques traditionnelles ont une conséquence. Ils empêchent le client de quitter la banque. En effet, celui qui désirerait transférer ses titres vers un autre établissement financier devra payer des frais importants. A tel point qu’il n’est pas rentable de faire le changement. Swissquote a donc voulu rendre cette procédure moins contraignante en couvrant les frais de transfert jusqu’à 500 francs. Une stratégie qui paie puisque leur banque en ligne compte aujourd’hui plus de 300'000 clients et leur site enregistre plus d’un demi-million d’utilisateurs par jour.

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