Grosses tensions en Nouvelle-Calédonie autour de la reprise d’une mine de nickel par une entreprise détenue en partie par le groupe genevois Trafigura. La semaine dernière, des manifestations ont eu lieu devant l’usine et plusieurs personnes ont voulu forcer l’entrée du site, sécurisée par les forces de l’ordre qui ont fait usage de leurs armes et de gaz lacrymogènes pour les repousser, sans faire de blessés. Une majorité du personnel a été évacuée suite à un incendie d’un bâtiment administratif de la mine. Des barrages se sont érigés dans tout le pays, et des échauffourées ont eu lieu dans la capitale Nouméa.

Tout a commencé en septembre quand Vale Canada, une filiale du géant minier brésilien Vale (dont le siège international se trouve dans le canton de Vaud), a annoncé vouloir mettre à l’arrêt son usine de nickel dans le sud du territoire d’outre-mer français, exploitée par sa filiale Vale Nouvelle-Calédonie, si aucun repreneur ne se manifestait pour la racheter. L’exploitation se situe sur un gisement de nickel, qui contient aussi du cobalt, et qui représente 3000 emplois, directs et indirects, dans la région.