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Environnement

La transition écologique s'expose à la critique sur le web

Une nouvelle plateforme, initiée par l’association NiceFuture, répertorie et juge la pertinence de plus de 600 initiatives de développement durable pour la Suisse

Une Agence du don en nature qui lutte contre l’exclusion et le gaspillage. Un «Ticket for Change», qui vise à susciter des vocations d’entrepreneurs du changement. Un «Slow Money» qui se concentre sur des projets en finance solidaire pour une économie locale: les initiatives comme celles-ci se multiplient. Mais comment s’y retrouver dans ce foisonnement de laboratoires vivants de la planète? Comment trier le bon grain de l’ivraie?

C’est l’ambition NiceTransition, dont les détails seront dévoilés ce mercredi à Crissier (VD). Cette nouvelle plateforme web lancée par l’association NiceFuture prévoit, à terme, de répertorier de 1500 à 2000 initiatives de transition écologique expérimentées dans les pays de l’OCDE. Actuellement, sa base de données en contient précisément 653, dont 142 projets en Suisse.

Un pôle de discernement

«Par des articles, photos et vidéos, cette plateforme web en libre accès a vocation de devenir la première source d’information de référence sur les enjeux et solutions pour la transition écologique», ambitionne Barbara Steudler, fondatrice et codirectrice de NiceFuture. Pourquoi se limiter aux pays de l’OCDE? «Notre objectif est d’inspirer la création de projets en Suisse. Dès lors, nous avons écarté ceux qui concernent les pays en développement, malgré leur pertinence, car ils ne sont pas forcément adaptés à notre environnement».

Dans un premier temps, l’association NiceFuture recense les projets, les classe et en fait une synthèse écrite. Dans un second temps, un groupe d’experts émet un avis critique sur ces derniers, selon une grille de critères de durabilité environnementale. Dominique Bourg, professeur à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’UNIL, René Longet, Jean Laville, Valérie Mausner-Léger, Cornelius Neet et Yves Loerincik, tous experts dans les différents domaines du développement durable, participent à ce pôle de discernement.

Expériences de terrain

Les 653 initiatives déjà répertoriées couvrent des domaines fort variés: des éoliennes do it yourself ou des éclairages publics à base de bactéries dans le secteur de l’énergie; un magasin de lingerie à base de fibres de pin bio et un service de location de jeans fabriqués dans des conditions éthiques, dans celui du textile; une ferme hydroponique et des plateformes internet permettant de louer son jardin ou de partager sa récolte dans l’agriculture, etc. A chaque fois, il s’agit bien de réalisations, et non pas seulement de plans sur la comète.

Par ailleurs, au-delà des projets proprement dits, le groupe d’experts a identifié des «modèles mère». Ces derniers rassemblent diverses activités et expériences sous un même dénominateur commun, comme par exemple l’économie circulaire ou la permaculture. A Paris, à travers une plateforme web, des paysans ont ainsi proposé à des expatriés déconnectés de la terre d’imaginer et d’organiser leurs propres jardins et de venir, avec leurs enfants, récolter les légumes qui y poussent. Les agriculteurs concernés reçoivent une aide financière. Quant aux expatriés, ils se mettent en relation avec le milieu de la paysannerie qu’ils ignoraient. La formule pourrait facilement être expérimentée en Suisse.

«L’heure de faire»

Selon ses initiateurs, NiceTransition qui est encouragé par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) s’adresse à un large public, de l’internaute curieux et sensible au développement durable aux collectivités publiques et aux entreprises en passant par les milieux académiques. Et Barbara Steudler de conclure: «Après le temps des belles déclarations, c’est maintenant l’heure de faire».

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