Till Kottmann a 21 ans. Il risque, en théorie, de passer autant d’années en prison. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la justice américaine a publié son acte d’accusation. Le hacker lucernois est inculpé de «complot, fraude électronique et vol d’identité aggravé», ce qui pourrait lui valoir une peine de 20 ans d’emprisonnement. Le récent et médiatisé piratage de 150 000 caméras de sécurité de l’entreprise californienne Verkada n’est qu’une partie des faits reprochés au jeune homme: il est soupçonné par les Etats-Unis d’avoir piraté des dizaines d’entreprises, mais aussi des agences gouvernementales américaines.

Le monde a découvert ces jours Till Kottmann, après sa diffusion d’images volées au sein d’usines de Tesla, d’hôpitaux et même de prisons américaines, au travers du piratage de Verkada. Le hacker avait publiquement reconnu les faits, revendiquant «beaucoup de curiosité, la lutte pour la liberté d’information et contre la propriété intellectuelle, une énorme dose d’anticapitalisme et un soupçon d’anarchisme». Il y a une semaine, la police lucernoise a perquisitionné son domicile et le hacker ne s’est plus exprimé depuis.