Dix jours de panique crescendo fin février, puis une alternance de hausses et de baisses assez marquées. Le coronavirus s’est invité sur les marchés financiers après près d’une décennie de hausse et alors que la croissance mondiale était déjà fragile. Comment les investisseurs vivent-ils ces périodes agitées de l’intérieur? Comment les autorités peuvent-elles éviter que le coronavirus ne soit l’étincelle qui déclenche une récession?

La réaction des marchés entre le 20 et le 28 février doit être mise en relation avec les épisodes précédents, avance Tony Berrada, professeur de finance à l’Université de Genève, qui a notamment travaillé sur la perception du risque. Juste avant de perdre plus de 12% au cours de ces dix jours, les marchés américains se trouvaient dans une phase d’attente, après avoir connu une croissance quasi continue depuis 2008.