Dans dix jours, une délégation de treize étudiants de l'Université de Lausanne se rendra à Edimbourg, en Ecosse, afin de participer à une simulation de conférence onusienne. La manifestation, WorldMUN, menée sous l'égide de l'Université de Harvard, réunit tous les ans des jeunes du monde entier autour des grands thèmes internationaux. Discours, débats et négociations en coulisses sont au menu de quatre journées de rencontres.

Pour rendre la simulation plus proche de la réalité, chaque délégation se verra attribuer la défense des intérêts d'un ou deux pays. Les Suisses ont hérité du Bhoutan et du Venezuela. Au sein d'une fausse Commission des droits de l'homme, ils combattront le trafic des femmes et des enfants et intercéderont en faveur des droits humains dans le contre-terrorisme. «Par rapport au cadre de l'université qui est très théorique, c'est une occasion unique de côtoyer les réalités du terrain», explique Gisèle Mugny, étudiante en sciences politiques et responsable de la délégation lausannoise. Tous les jeunes qui se rendront en Ecosse font partie de l'association Mosaïque, fondée pour mobiliser la communauté universitaire autour de la politique suisse et internationale. La délégation comprend d'ailleurs des recrues de sciences politiques, lettres, sciences sociales et sciences économiques.

Le WorldMUN recrée les organes de l'ONU, par exemple l'Assemblée générale, le Conseil de sécurité, la Cour de justice internationale ou les agences spécialisées. «Nous formons des alliances et votons sur les résolutions», raconte Pascal Fröhlicher qui a déjà participé à l'édition 2004 à Charm el-Cheikh. Les bénéfices de cette rencontre sont nombreux. Les étudiants se créent des réseaux à travers le monde. «Et c'est la première fois que j'ai eu l'occasion de parler anglais de manière plus élaborée que d'habitude, relève Pascal Fröhlicher. Il s'agit d'une excellente expérience pour les jeunes qui aimeraient travailler dans une organisation internationale.»