«Ce sont certainement des pas qui peuvent faire progresser la discussion internationale, mais ils ne peuvent justifier à eux seuls un changement de nos dispositions», a déclaré un porte-parole du ministrère autrichier dse finances, Harald Waiglein. «Nous restons attachés au principe d’égalité face à la concurrence. Or il reste beaucoup de pays qui ne sont pas transparents» en matière bancaire», a-t-il relevé.

Absente de la liste des paradis fiscaux non coopératifs établie par l’OCDE, où figurent notamment le Liechtenstein et Andorre, l’Autriche n’en est pas moins soumise, à l’approche du sommet du G20 à Londres le 2 avril et sur fond de crise financière mondiale, à une pression croissante pour lâcher du lest sur son secret bancaire, tout comme la Suisse et le Luxembourg.

Les trois pays (Autriche, Suisse et Luxembourg) ont exigé dimanche d’être associés à toute discussion qui pourrait les amener à être placés sur une liste noire des paradis fiscaux.

Remise en question globale

Selon Harald Waiglein, Vienne ne peut modifier ses dispositions si tous les Etats n’en font pas autant. Le régime des «trusts» des îles anglo-normandes, mais aussi les réglementations de certains Etats américains comme le Delaware, le Montana ou le Nevada, doivent également être remis en question, selon lui.

«Lever unilatéralement le secret bancaire n’apporterait rien à la transparence, puisque cela ne ferait que déplacer les flux financiers tout en causant un préjudice économique à l’Autriche», a-t-il déclaré.

L’Autriche est pointée du doigt car les banques ne sont obligées de fournir des éléments sur leurs clients que sur demande judiciaire. En outre les personnes visées ont la possibilité de bloquer cette démarche par un appel.