L'assemblée générale de l'Office du tourisme du canton de Vaud (OTV) se tenait mercredi à Yverdon-les-Bains. Interview de Charles-André Ramseier, directeur de l'OTV.

Le Temps: Comment se porte le tourisme vaudois?

Charles-André Ramseier: Après le creux de 1996, les progrès sont très encourageants. Dans l'hôtellerie, le nombre des nuitées a crû de 2,7% en 1997 (par rapport à l'année précédente), de 3,4% en 1998, et de 6,9% pour le semestre d'hiver 1998-99 – la plus forte hausse des douze régions touristiques de Suisse. Dans la parahôtellerie, les chiffres du dernier semestre devraient confirmer la croissance des deux années précédentes (12%).

Cela dit, nous sommes encore loin des années records d'il y a dix ans. Les comparaisons sont difficiles, parce que la capacité a diminué, et la concurrence s'est accrue. Les efforts doivent continuer. Avec notre profil de tourisme d'affaires, nous avons des séjours moyens relativement courts (2,6 nuits), comparés au Valais (3,7 nuits) et aux Grisons (3,9 nuits), cantons de loisirs. Au chapitre de la provenance, la Suisse, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne et l'Amérique du Nord progressent, alors que le Benelux, la France et la Scandinavie reculent.

– Quels sont vos projets les plus importants?

– D'abord, l'installation d'un système d'information et de réservation baptisé Deskline pour l'ensemble du canton, un investissement d'un demi-million financé à moitié par le fonds d'innovation touristique de la Confédération. La possibilité de gérer en temps réel l'offre touristique (hébergement, spectacles, transports) devient un atout déterminant dans le choix de la clientèle. L'autre gros dossier, c'est Expo.01. Nous espérons héberger une large part des 6 millions de visiteurs attendus.

– Certains vous verraient bien à la tête de Suisse Tourisme, qui se cherche toujours un directeur…

– Je suis flatté, mais il me reste beaucoup à faire ici, au moment où la collaboration avec Genève, le Valais et maintenant Fribourg fonctionne bien.