Il avait presque succombé sous les assauts trumpiens et les vagues pandémiques. Donald Trump avait mené un travail de sape contre l’Organisation mondiale du commerce tandis qu’il remettait au goût du jour les barrières douanières et le Covid-19 a ralenti les échanges intercontinentaux aériens et maritimes pour de nombreux mois. Bientôt fini, les porte-containers géants reliant Shanghai, Rotterdam, Jebel Ali ou Los Angeles? Le libre-échange était aux soins intensifs, se réjouissaient ses contempteurs.

Sauf que, dimanche, 15 Etats de la région Asie-Pacifique ont ressuscité la flamme des échanges internationaux. Et avec la manière. La Chine, les dix pays de l’Asean (Indonésie, Thaïlande, Singapour, Malaisie, Philippines, Vietnam, Birmanie, Cambodge, Laos et Brunei), le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont signé le Partenariat régional économique global (RCEP). Une fois ratifié, cet accord commercial ne deviendra rien de moins que le plus important en termes de produit intérieur brut – 30% du PIB mondial – et concernera plus de 2 milliards d’habitants.