Aucune explication, rien du tout. Mercredi, Twitter a réactivé les quatre comptes de l’Office fédéral de la communication (Ofcom), mais sans lui indiquer pourquoi ils avaient été suspendus. La veille, soit le 6 octobre, l’Ofcom manifestait son dépit dans un communiqué, écrivant qu’il était dans l’impossibilité de tweeter depuis le 28 septembre. Le réseau social californien avait bloqué ses quatre comptes (en français, en allemand, en italien et en anglais) «sans fournir aucune explication ni réagir à ses interventions», écrivait l’Ofcom.

Ce n’est pas un cas isolé. En avril de cette année, l’agence photo suisse Lundi13 avait elle aussi subi les foudres de Twitter, sans aucune explication de la part de la société basée à San Francisco. «Je voulais simplement changer la date de l’âge de l’agence pour afficher le 13 avril 2015, date de sa création, explique Niels Ackermann, cofondateur de Lundi13. Immédiatement apparaît un message indiquant que le propriétaire du compte est trop jeune et que je viole les règles du réseau – Twitter impose d’avoir 13 ans minimum. Le compte est bloqué, mais je vois que je peux recourir, ce que je fais immédiatement.»