A l’inverse des pratiques anglo-saxonnes, où les banques utilisent le fruit des ventes de dettes titrisées pour refinancer d’autres crédits, la Suisse a un système bien à elle, la lettre de gage: pour refinancer une partie de ses créances hypothécaires, une banque obtient des prêts auprès de l’une des deux centrales de lettres de gage autorisées. En contrepartie, elle met en gage des créances de premier ordre qui sont elles-mêmes couvertes par un droit de gage immobilier. De son côté, pour financer ces prêts, la centrale émet des «emprunts par lettres de gage», qui sont acquis par divers investisseurs.