Uber a dégagé pour la première fois un excédent brut d’exploitation (Ebitda), de 8 millions de dollars, au troisième trimestre, un premier pas vers la rentabilité tant attendue pour le leader mondial de la réservation de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC). Le groupe californien a réalisé 4,8 milliards de dollars de chiffre d’affaires, en hausse de 72% par rapport à l’été 2020, marqué par la pandémie. Mais il enregistre une perte nette importante de 2,4 milliards, notamment à cause de la réévaluation de ses parts dans la société chinoise Didi, d’après un communiqué publié jeudi.

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Avant la pandémie, la société basée à San Francisco prévoyait d’atteindre le Graal de la rentabilité au dernier trimestre 2020. Lourdement affectée par les restrictions liées à la crise sanitaire, elle avait indiqué que cet objectif serait retardé de plusieurs trimestres. «Même si n’est qu’une étape, dégager un bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements (EBITDA) est un jalon majeur pour Uber», a souligné Nelson Chai, le directeur financier du groupe, cité dans le communiqué.

Réservations de chauffeurs en hausse 

Uber profite à plein des vaccinations et de la réouverture de l’économie. Les réservations brutes pour les trajets avec chauffeur (essentiellement les recettes avant déductions des taxes, péages et diverses rémunérations des conducteurs) ont bondi de 67% sur un an, à 9,9 milliards de dollars pendant le trimestre écoulé.

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Et les réservations brutes pour l’activité de livraisons (Uber Eats et d’autres branches), devenue la principale manne financière de l’entreprise pendant la pandémie, ont atteint 12,8 milliards de dollars (+50% sur un an).