Transports

Uber condamné pour non-respect du droit du travail en Grande-Bretagne

La justice britannique a donné raison vendredi à deux chauffeurs. Les plaignants réclamaient de pouvoir bénéficier de vacances, d’indemnités en cas de congé maladie et du salaire minimum

La justice britannique a donné raison vendredi à deux chauffeurs de véhicules qui avaient intenté une action en justice contre la plateforme de transports Uber, l’accusant de ne pas respecter le droit du travail.

Selon le syndicat GMB, qui a soutenu leur plainte, ce jugement d’un tribunal londonien pourrait avoir des conséquences «majeures» pour plus de 30 000 chauffeurs en Angleterre et au Pays de Galles. Les plaignants réclamaient de pouvoir bénéficier de vacances, d’indemnités en cas de congé maladie et du salaire minimum garantis par le droit du travail britannique.

Poursuites dans d’autres pays

Des actions en justice similaires sont en cours dans d’autres pays. En France, la sécurité sociale poursuit Uber pour requalifier ses chauffeurs, aujourd’hui considérés comme des indépendants, en salariés, faisant valoir qu’il existe un «lien de subordination» entre eux et la plateforme.

Aux Etats-Unis, Uber a accepté de payer jusqu’à 100 millions de dollars pour clore deux recours collectifs, en Californie et dans le Massachusetts, qui menaçaient de changer le statut de ses chauffeurs.

Uber est un service de réservation par smartphone de voiture avec chauffeur présent dans une soixantaine de pays, qui considère ses chauffeurs comme des travailleurs indépendants.

La croissance très rapide de ce géant américain a provoqué de nombreuses polémiques, en particulier avec les chauffeurs de taxi, qui l’accusent de concurrence déloyale, ou sur son modèle économique, qui dépend pour beaucoup de l’extrême flexibilité des emplois sur lesquels il s’appuie.

Publicité