La start-up américaine a lancé ce jeudi à Genève un nouveau service. Son nom de code: UberBIKE. Le dispositif découle d’un contrat signé avec la société genevoise TaxiBike, spécialisée dans le transport de personnes à bord de tricycles électriques. «Ce partenariat s’inscrit dans notre volonté de soutenir de nouveaux acteurs de la mobilité à Genève et favoriser des alternatives de déplacements écologiques», résume Uber, sur son site internet.

Lire aussi: Taxi Budget, le prochain concurrent d’Uber à Genève

La flotte de vélos taxi opère sous la bannière Uber depuis 17 heures. Ceci, principalement dans l’hypercentre de la Cité (Eaux-Vives, Pâquis, Jonction, Plainpalais). En cas de destination plus lointaine, il faut ajouter un supplément de 50% à la facture finale. Les tarifs: 4 francs de prise en charge, puis 4 francs par kilomètre parcouru. Et 4 francs en cas d’annulation de la course.

Sans l’application venue d’outre-Atlantique, le km revient à 3 francs. Les deux et trois km sont facturés 7 et 12 francs. TaxiBike ponctionne ensuite 5 francs par km supplémentaire, avec une prise en charge du même montant. Autre différence: l’attente est facturée 1 franc la minute.

«Chienlit» venue des Etats-Unis

De leur côté, les chauffeurs traditionnels dénoncent une «confiscation» de marché par la société californienne. En cause: la soirée «Fight-Night» organisée ce jeudi aux Voiles, un lieu branché situé entre la Nautique et Genève Plage. «Uber a acheté à la direction des Voiles l’exclusivité de la prise ne charge de sa clientèle, qui s’annonce très nombreuse», dénonce le Collectif des taxis genevois.

Selon les bonbonnes jaunes et bleues du bout du lac, le Tribunal Fédéral a totalement interdit Uber dans le canton le 7 janvier dernier. Elles dénoncent «la duplicité et l’indignité des autorités face à cette situation délétère et scandaleuse du fait de la chienlit qui s’est installée dans la ville de Calvin depuis bientôt deux ans».