Le procureur général de la Californie Xavier Becerra a remporté une première victoire en justice contre les deux leaders américains de la réservation de voitures avec chauffeur, allant même jusqu'à déclarer que les arguments «bidon» d'Uber et Lyft ne tenaient pas la route, mardi.

Une cour californienne a ordonné lundi aux deux entreprises de requalifier leurs chauffeurs en employés dans les dix jours, en accord avec la loi de cet Etat américain en vigueur depuis le 1er janvier 2020. Les deux sociétés vont faire appel de la décision. «Les chauffeurs ne veulent pas être des employés, point final», a réagi Lyft, promettant de «continuer à se battre pour leur indépendance».

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Le procureur de la Californie les accuse d'imposer des statuts précaires à leurs conducteurs, les privant de droits sociaux comme le salaire minimum ou l'assurance-maladie. Il s'est félicité de cette première décision de justice.

Uber et Lyft veulent un référendum

«Quel travailleur ne veut pas de congés maladie? Quel travailleur ne veut pas d'assurance chômage en pleine crise Covid-19? Quel travailleur ne veut pas être payé pour ses heures supplémentaires s'il travaille 60 heures par semaine ou 12 heures par jour?», s'est indigné Xavier Becerra lors d'une interview sur la chaîne télévisée CNBC mardi.

Uber et Lyft entendent résoudre le problème en organisant un référendum pour annuler le texte californien et en proposant de meilleures conditions de travail et avantages sociaux pour les contractuels. Les deux groupes affirment, sondages à l'appui, que la plupart des chauffeurs souhaitent rester indépendants pour profiter d'une plus grande flexibilité professionnelle.

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