La société américaine Uber a annoncé vendredi qu’elle suspendait en France son service controversé UberPOP, qui a valu à deux de ses dirigeants un renvoi en correctionnelle dans la foulée d’un mouvement de colère des taxis.

«Uber a décidé de suspendre immédiatement UberPOP en France, dans l’attente de la décision que le Conseil constitutionnel doit rendre au sujet du service d’ici fin septembre», a précisé l’entreprise dans un communiqué, soulignant que cette décision intervient «à la suite des actes de violence de ces deux dernières semaines».

Une allusion aux manifestations de taxis, émaillées de violences, qui se sont déroulées jeudi et vendredi de la semaine dernière contre Uber, accusé de concurrence déloyale avec UberPOP dont les chauffeurs ne sont pas des professionnels mais de simples particuliers.

Le communiqué ne mentionne en revanche pas qu’Uber et deux de ses responsables ont été renvoyés en correctionnelle le 30 septembre, justement pour UberPOP.

Uber France, son directeur général Thibaud Simphal et le directeur d’Uber pour l’Europe de l’Ouest, Pierre-Dimitri Gore-Coty, comparaîtront notamment pour pratique commerciale trompeuse, complicité d’exercice illégal de la profession de taxi et traitement de données informatiques illégal.

Il leur est, entre autres, reproché de mettre en relation des clients avec des particuliers qui utilisent leur véhicule privé pour les transporter sans payer de charges.