Le service américain de réservation de voitures avec chauffeur Uber a indiqué mardi avoir accepté le principe d’un investissement de Softbank. Cette décision doit s’accompagner de changements dans les règles de gouvernance, limitant notamment les pouvoirs de son ex-patron Travis Kalanick.

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Ces initiatives devraient permettre d’apaiser les tensions entre Travis Kalanick, écarté en juin de la direction suite à divers scandales, et certains investisseurs le soupçonnant de manœuvrer pour retourner à la tête de l’entreprise.

«Le conseil d’administration a voté à l’unanimité en faveur de l’investissement proposé par Softbank et en faveur de changements de gouvernance qui renforceront son indépendance et assureront l’égalité entre les actionnaires», a indiqué un porte-parole du groupe.

Entrée en bourse

Le groupe n’a pas précisé le montant de l’investissement, soulignant seulement qu’il serait finalisé «dans les prochaines semaines». Selon une source proche du dossier, le groupe japonais pourrait dans un premier temps apporter 1 milliard à 1,25 milliard de dollars (970 millions à 1,2 milliard de francs) dans une opération valorisant Uber à 69 milliards de dollars.

Softbank proposerait ensuite à des actionnaires actuels d’acquérir entre 14% et 17% de l’entreprise à un prix réduit, a ajouté cette source. Certains investisseurs en désaccord avec la stratégie actuelle de l’entreprise ou désirant retirer leurs billes pour engranger des profits pourraient être intéressés.

Le conseil d’administration a aussi approuvé l’idée de faire entrer Uber en bourse d’ici à 2019. Uber, qui a accumulé les pertes financières, fait face à un tourbillon de controverses depuis des mois: accusations de harcèlement sexuel, de vols de technologies, de corruption, d’utilisation de logiciels illégaux, le tout sur fond de conflits avec ses propres chauffeurs et les taxis traditionnels dans plusieurs pays.