Les chiffres sont noirs, mais la bonne nouvelle pour la grande banque n’est pas tant là. UBS, dans le rouge de façon pratiquement ininterrompue depuis septembre 2007, a publié ce mardi un bénéfice avant impôt de 1,205 milliard de francs au cours des trois derniers mois de 2009. Les analystes n’en attendaient qu’entre 374 millions et 460 millions selon les consensus d’AWP et de Bloomberg. UBS annonce que toutes ses divisions «ont enregistré un bénéfice avant impôts au quatrième trimestre» de l’an passé. Ce résultat s’explique en partie par un crédit d’impôts aux Etats-Unis de 480 millions. Néanmoins, même sans cet élément, son bénéfice dépasse les attentes.

En revanche, le numéro un de la gestion de fortune a continué de voir ses clients le quitter au 4e trimestre. Les sorties nettes d’argent frais se sont élevées à 33,2 milliards de francs, près de 10 milliards de plus qu’attendu. La banque évoque l’amnistie fiscale italienne ainsi que des départs de gérants aux Etats-Unis, pour expliquer cette évolution.

La clientèle suisse continue, dans son ensemble, à se méfier d’UBS. Les sorties de fonds sont passées de 3,9 milliards à 5,9 milliards. Cependant, la banque relève, sans donner de chiffre, que «l’activité avec la clientèle d’entreprises et les institutionnels» enregistre «un afflux net d’argent frais».

«Nous pensons que le retour à la rentabilité augmentera la confiance des clients en UBS et qu’il nous permettra de rétablir notre réputation», écrit Oswald Grübel, le directeur général de la banque.

Au total en 2009, la perte annuelle d’UBS atteint 2,736 milliards, contre 21,292 milliards fin 2008, un record dans l’histoire des entreprises suisses.