Un article à paraître mercredi dans la «Handelszeitung» attribue à UBS un rôle actif dans une affaire de fraude fiscale. L’ombre de l’affaire Birkenfeld plane à nouveau sur la banque. Le site web de l’hebdomadaire cite d’ailleurs le nom de l’ex-banquier qui avait dénoncé les agissements illégaux de la grande banque aux Etats-Unis.

Le témoignage annoncé est imputable à un certain «Klaus Mayer», né en 1935 à Cologne et qui aurait été spécialisé dans le commerce de papier à Caracas, où il aurait commercialisé avec succès les produits du géant du secteur Stora Enso. C’est en 2005 qu’il aurait transféré une partie de sa fortune à l’UBS. Le magaznie parle de centaines millions à UBS Hambourg. D’après son avocat, Klaus Mayer aurait été l’un des cinq plus gros clients privés de la banque suisse en Allemagne.

Ce contribuable allemand aurait averti il y a quelques mois les autorités fiscales allemandes après que la crise financière a fortement réduit sa fortune. L’affaire porterait sur l’utilisation d’un «faux domicile à Zurich, de fondations à Singapour et de sociétés au Panama» à des fins de détournement fiscal.

Klaus Mayer aurait l’intention de porter plainte contre la grande banque «ces prochains jours». Son conseiller chez UBS, qui aurait quitté l’institut à la fni 2008, serait appelé à témoigner devant le tribunal. Si cela se vérifie, cela pourrait effectivement signifier le début d’une deuxième affaire Birkenfeld, laquelle a conduit à faire vaciller le secret bancaire suisse. L’UBS dément les accusations de ce client, conclut le magazine.