Selon UBS, l'acquisition d'une entreprise cliente de la banque via l'émission d'options de type cash settlement (ndlr: sans obligation d'annonce) ne serait pas possible. «Nous ne voudrions pas utiliser des instruments financiers en grande quantité qui permettent de contourner la loi», souligne Martin Kesselring. Par ailleurs, ajoute-t-il, «il existe chez UBS des règles internes pour éviter les conflits d'intérêts. Les informations ne doivent pas circuler entre les différentes divisions.» Pour ce dernier, l'affaire Sulzer marque un tournant en Suisse. Désormais, les banques devront être plus attentives lorsqu'elles lancent des programmes d'options sur des entreprises qui comptent parmi leurs meilleurs clients. La Commission de surveillance du Grand Conseil interrogera justement lundi Hans Vögeli, patron de la Banque cantonale de Zurich, pour connaître le rôle de l'établissement dans l'acquisition de 32% de Sulzer par Everest.