«Si nos plans se réalisent, nous paierons 500 millions de francs d'impôts à la Confédération, aux cantons et aux communes. Pour l'année en cours, il s'agit d'un montant en millions et à trois chiffres», a déclaré Lukas Gähwiler, président de UBS Switzerland dans une interview au SonntagsBlick.

La grande banque, qui emploie 21 000 collaborateurs en Suisse, dont la moitié au sein de UBS Switzerland, avait été sauvée par l’État en 2008. Ce dernier avait gagné plus de 6 milliards de francs sur son engagement. L'institut a réduit les risques de moitié depuis 2011 et doublé la part de fonds propres.

Augmentation de la clientèle d'un tiers

En 2015, les affaires vont dans la bonne direction. La banque a réalisé en Suisse, après neuf mois, «le meilleur résultat des cinq dernières années», a expliqué le responsable des affaires en Suisse. «nous avons un tiers de nouveaux clients en plus», a-t-il ajouté.

Lukas Gähwiler déclare que la grande banquea investi plus d'un demi-milliard en Suisse ces dernières années, dans la rénovation des succursales, la formation et les nouvelles technologies. «Ces dix prochaines années, nous devons augmenter de 50 % la clientèle», lance-t-il. UBS entend également «gagner des parts de marché significatives».

Des finances à la vente de soucisses

Du nouveau parlement et du nouveau Conseil fédéral, le directeur «attend que les préoccupations de l'économie soient davantage prises en compte». Il explique que «dans de nombreux domaines, en termes de régulations, la Suisse est allée trop loin». Faisant une analogie avec une boucherie, il montre que «si, lorsque le client commande une saucisse, le boucher lui demande son index de masse corporelle, lui fait prendre conscience des risques des graisses animales, lui rappelle que des animaux ont du être abattus, que les saucisses ont été transportées de Saint-Gall à Zurich et qu'il en résulte une empreinte carbone, alors aura-t-il encore envie de saucisses ? Dans la finance, nous ne sommes pas loin d'un tel environnement», explique Lukas Gähwiler.