«Les problèmes d’UBS aux Etats-Unis rappellent ceux du Crédit Lyonnais avec Executive Life», explique Nicolas Walewski. Lors d’une présentation mercredi à Genève, le gérant du fonds Alken European Opportunities s’est dit prudent: «Les Etats-Unis ont été sans pitié et se sont livrés au chantage jusqu’au bout.»

Les problèmes de la banque française à la fin des années 1990 étaient dus au rachat via des sociétés-écrans d’un assureur américain, une opération illégale. Les poursuites s’étaient terminées par un accord d’un montant de 770 millions de dollars.

Principale incertitude

Aujourd’hui, les poursuites du fisc américain contre la banque suisse constituent la principale incertitude pour cette dernière. Le fondateur de la maison de gestion londonienne Alken Asset Management admet avoir fait trop tôt le pari d’un redressement, en achetant une position UBS qui a été fortement réduite ensuite. Mais il rappelle que le Crédit Lyonnais était considéré comme étant en faillite et que, une fois ses problèmes résolus, l’action a réalisé une excellente performance.

Nicolas Walewski attend un développement similaire du côté d’UBS, mais prédire quand reste difficile. Il pense que les amortissements vont se terminer prochainement et que les effets des compressions d’effectifs et autres mesures d’économies se déploieront au quatrième trimestre. Quant aux sorties d’argent, elles accompagnent des départs de personnes et il ne faut pas attendre la fin tant que la banque ne recommencera pas à réengager. Cela pourrait être le cas bientôt.

Pour l’heure, dans les valeurs bancaires, le gérant est plus à l’aise avec des groupes comme l’allemand Deutsche Bank ou le français BNP Paribas. Il pense même que le rebond boursier est appelé à durer encore quelques mois. La hausse des cours est la conséquence d’un restockage qui a profité aux valeurs minières, et aux financières qui avaient été massacrées. Selon le gérant, le mouvement doit maintenant atteindre les fabricants de produits semi-finis et finis.