UBS a renoué avec les chiffres noirs l’an dernier, pour la première fois sur un exercice entier depuis 2006. La banque a dégagé un bénéfice net de 7,16 milliards de francs, contre une perte nette de 2,74 milliards en 2009. Les analystes s’attendaient cependant à un bénéfice de 7,4 milliards de francs.

Sur le seul quatrième trimestre, le bénéfice net revenant aux actionnaires a atteint 1,29 milliard de francs, a indiqué UBS mardi. Les résultats du quatrième trimestre sont également au-dessous des attentes. Le bénéfice avant impôts atteint 1,16 milliard de francs alors que le consensus des analystes tournait autour de 1,7 milliard.

Faiblesse de la banque d’investissement

Par segments, le résultat avant impôts des activités de gestion de fortune est resté stable à 488 millions de francs au quatrième trimestre, comparé à 492 millions de juillet à septembre. En revanche, la division de banque d’investissement, qui avait subi une perte de 406 millions entre juillet et septembre, déçoit avec un résultat avant impôts de 75 millions de francs au quatrième trimestre.

Les analystes escomptaient en moyenne quelque 350 millions de francs. De même, les activités de gestion de fortune aux Etats-Unis sont restées déficitaires au quatrième trimestre (- 33 millions).

A noter en revanche la poursuite du redressement de la gestion d’actifs qui a dégagé un résultat avant impôts de 135 millions. L’établissement a par ailleurs confirmé son retour à un afflux net d’argent frais entre les mois d’octobre et de décembre.UBS a enregistré à ce titre un montant de 7,1 milliards de francs.

Toutes les activités de collecte d’actifs ont profité d’entrées de capitaux. Le trimestre précédent avait constitué le moment du retournement après trois ans de fuite d’argent - plus de 373 milliards entre 2008 et 2009.

Le cours du titre a progressé de 14% depuis le début de l’année et se situe à son plus haut niveau depuis octobre 2010.

Bonus à 4,32 milliards

UBS consacrera 4,32 milliards de francs pour les primes de l’année 2010, un montant en recul de 10% par rapport à l’exercice précédent (4,78 milliards). Une part de 1,55 milliard de l’argent dédié à ces bonus ne sera toutefois versée que lors des exercices à venir.

L’enveloppe des bonus dépendra de plusieurs facteurs, a indiqué mardi UBS en publiant ses comptes 2010. Il s’agit des bénéfices ajustés au risque, de la compétitivité générale sur le marché et de la performance du numéro un bancaire suisse en comparaison avec les autres acteurs du secteur.

L’établissement dit avoir fondé sa politique sur une volonté de récompenser les collaborateurs «pour la performance durable». L’idée consiste à différer le versement de primes en actions sur une «période importante», en faisant coïncider les mesures d’incitation pour les employés avec les intérêts des actionnaires.

Ce modèle a été développé en discussion avec des représentants d’actionnaires et selon les directives de la FINMA, l’autorité de surveillance. La banque justifie les sommes en jeu en s’appuyant sur l’avancée de 10 milliards de francs du résultat net constatée en 2010, celui-ci passant d’une perte de 2,74 milliards de francs en 2009 à un bénélfice de 7,16 milliards l’an dernier..