«Si le Conseil fédéral veut que nous participions davantage aux frais, nous le ferons», a dit l’ancien conseiller fédéral lors du débat, dont des extraits ont été diffusés à «10 vor 10» sur la télévision alémanique SF.

Dans ce cas, UBS payera ce qu’elle doit, même si la facture se monte à plus de 30 millions de francs, a-t-il ajouté. Cette exigence avait déjà été formulée il y a six mois par la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf. En l’absence de base légale, la Confédération ne peut facturer à UBS qu’un million de francs à titre d’émolument pour l’aide fournie dans le cadre de la procédure civile engagée en 2009 aux Etats-Unis.

Kaspar Villiger a montré de la compréhension pour le mécontentement des Suisses sur les bonus des managers de la grande banque alors que la crise est encore bien présente. Le président a toutefois mis en avant les progrès de l’établissement dans son processus d’assainissement, une réalité dont le public n’a pas pleinement pris conscience.

Des progrès

UBS a réduit de moitié ses actifs à haut risque. En outre, elle a modifié son système de rémunération et entend construire l’avenir sur une base éthique. La direction opérationnelle recevra moins de bonus que l’année dernière, a ajouté le président du conseil d’administration.

Les coûts pour la Confédération de la première demande d’assistance administrative datant de juillet 2008 s’élèvent à 1,5 million de francs. L’examen de la deuxième demande, d’août 2009, n’est pas terminé, mais les frais pourraient atteindre 37 millions.

Sans compter les 8,6 millions prévus pour l’augmentation du nombre de postes de juges au Tribunal administratif fédéral de 2009 à 2011.