Désormais, la banque helvétique «ne fournit aucune assistance à des clients par des actes leur permettant de se soustraire à leurs obligations fiscales», a-t-elle indiqué dans ce document publié sur son site internet et auquel doivent adhérer tous ses salariés.

«Nous ne prêtons aucune assistance à des clients ou collègues dans le cadre d’actes destinés à leurrer les autorités fiscales», a précisé l’établissement zurichois, qui se remet à peine de la tourmente dans laquelle il se trouve plongée depuis la crise financière de l’été 2007.

Dans la préface de ce guide de 12 pages, le président Kaspar Villiger et le directeur général Oswald Grübel exigent que «chaque collaborateur UBS […] lise le code, le comprenne et s’y conforme».

En cas de non respect de ces nouvelles règles, la banque a averti qu’une «action disciplinaire rigoureuse serait engagée» qui pourra aller du simple blâme au licenciement.

Avec ce document, diffusé en neuf langues et dont le contenu sera contrôlé lors d’un test en mai, la banque veut faire table rase de son passé et des problèmes judiciaires qui l’ont amenée en août 2009 à communiquer aux autorités américaines plus de 4450 noms de contribuables soupçonnés d’avoir fraudé leur fisc.

UBS avait déjà dû payer en février 2009 une amende de 780 millions de dollars (551,7 millions d’euros) et communiquer à la justice américaine environ 250 noms de titulaires de comptes.

Ces directives claires doivent permettre à la banque, qui a subi en 2008 une perte astronomique de 21,3 milliards de francs suisses et supprimé des milliers d’emplois, de regagner la confiance de ses clients et de renouer avec les bénéfices.

Alors que la banque doit publier le 9 février ses résultats annuels, la presse suisse a affirmé qu’UBS allait terminer l’année dans le vert après avoir déjà ramené au troisième trimestre sa perte nette à 564 millions de francs suisses.