Résultat

UBS a été soutenue par la gestion de fortune en Asie

Au troisième trimestre, la première banque suisse a attiré 16 milliards de dollars d’argent frais, dont 11 milliards en Asie. Les difficultés se poursuivent dans la banque d’affaires

UBS a attiré 11 milliards de dollars de nouveaux capitaux dans la gestion de fortune en Asie au cours du troisième trimestre. C’est 70% de l’ensemble des avoirs nets attirés par la première banque suisse dans le monde entre juillet et septembre (15,7 milliards de dollars – l’équivalent en francs), selon ses résultats publiés mardi matin. Cet afflux asiatique explique en partie le niveau record des actifs confiés à UBS dans la gestion de fortune, à 2500 milliards de dollars. La bonne performance de cette division a contrebalancé les difficultés de l’activité de banque d’affaires.

UBS a enregistré 1,05 milliard de dollars de bénéfice net au troisième trimestre, en recul de 16% sur un an mais supérieur aux attentes. Les revenus opérationnels ont reculé de 4,6% à 7,09 milliards. Sur le 1,35 milliard de bénéfice avant impôt (-20%), la gestion de fortune globale a contribué à hauteur de 919 millions de dollars (-2% sur un an), la gestion d’actifs pour 135 millions (+6%), l’unité Personal & Corporate Banking pour 362 millions (-11%) et la banque d’investissement pour 203 millions (-59%).

Restructuration

Cette dernière fait l’objet d’une restructuration qui devrait permettre à la banque d’économiser 90 millions de dollars par an, a précisé à l’agence Bloomberg le directeur général Sergio Ermotti, qui a qualifié les conditions de marché de «très difficiles» au cours des derniers trimestres. Environ 40 postes sont supprimés dans la zone Asie-Pacifique et plusieurs centaines d’autres seraient menacés, selon Bloomberg. La direction de la banque table sur des coûts de restructuration de 100 millions de dollars pour le dernier trimestre 2019, après 69 millions au troisième.

Les provisions pour litiges n’ont pas pesé davantage sur la performance, puisqu’elles sont restées stables (-0,2%) à 2,5 milliards de francs, dont 516 millions pour l’affaire en France. Un montant stable mais toujours très inférieur à l’amende record dont a écopé la banque en février 2019 (3,5 milliards d’euros) pour «démarchage bancaire illégal» et «blanchiment aggravé de fraude fiscale», auxquels s’ajoutent des dommages et intérêts à l’Etat français pour 800 millions d’euros. Le numéro un bancaire helvétique veut être acquitté dans cette affaire et a fait recours contre la décision.

Lire aussi: Données bancaires: l’incroyable négligence d’UBS

Sans tenir compte des frais liés aux litiges, le ratio coût/revenu s’est détérioré de 0,7 point sur un an à 77,7%. Sur chaque franc gagné, UBS dépense ainsi presque 78 centimes de charges. En dépit du nouveau tour de vis au niveau des coûts, les investisseurs ont semblé apprécier les nouvelles mardi matin. L’action UBS gagnait 1,5% à 11,62 francs, surperformant un indice SMI en hausse de 0,01% à la mi-journée. Avant de finir la journée à l'équilibre à 11,445 francs, tandis le SMI a clôturé en progression de 0,26%.

Publicité