UBS supprimera 5500 emplois dans les douze mois à venir, soit 7% de son effectif global. Sur ce nombre, 1500 postes concernent la Suisse. Telles sont les conséquences des très mauvais résultats de la banque, une des plus touchées par la crise des «subprime».

Mardi, UBS a annoncé une perte trimestrielle de 11,5 milliards de francs, légèrement inférieure à l'estimation préliminaire faite le 1er avril. Un an auparavant, elle avait dégagé un bénéfice de 3 milliards de francs.

Les analystes avaient surtout les yeux rivés sur les mouvements d'argent de la clientèle. Au total, ceux-ci se soldent par des retraits nets de 12,8 milliards de francs. La somme se décompose comme suit: la division gestion de fortune a enregistré un afflux net de 2,5 milliards de francs seulement pour la Suisse et l'international; la division «global asset management» annonce pour sa part un reflux de 16,5 milliards au niveau mondial.

La banque est «parvenue à réduire les coûts gérables», précise-t-elle dans un communiqué. Les perspectives pour l'année en cours restent mitigées.

La bonne nouvelle de la journée concernant UBS est qu'elle est parvenue à vendre à la société de gestion américaine BlackRock un portefeuille de titres de dette structurée pour un montant de 15 milliards de dollars, réduisant ainsi fortement son exposition au risque.