«Savez-vous que le maréchal Pétain fut, en juillet 1945, jugé dans cette salle?» La confidence, prononcée à quelques mètres du président de la Cour d’appel, François Reygrobellet, est savourée par son auteur, avocat des parties civiles. Comme chaque jour d’audience dans ce second procès de la banque UBS et de sa filiale française, l’heure de «l’entracte» – pardon, l’interruption d’audience – vient de sonner dans ce théâtre judiciaire où chacun finit par se connaître.

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