Le Temps: A combien se montent les réserves en cash de Swisscom?

Ueli Dietiker: Après paiement du dividende aux actionnaires et le rachat d'actions, elles augmenteront de 647 millions pour atteindre 2,1 milliards de francs. Nous plaçons cet argent dans des produits à court terme, dont la durée ne doit pas excéder douze mois. Car ce cash doit nous servir en cas d'acquisition.

– Combien d'argent pouvez-vous engager au maximum pour un rachat?

– Nous ne voulons pas dépasser un rapport de deux, voire de deux fois et demie notre EBITDA, qui s'élevait l'année passée à 4,4 milliards de francs. L'on atteint ainsi 8 à 10 milliards, car il faut ajouter à notre EBITDA celui de la société que nous rachetons, qui peut s'élever à 500 millions de francs, par exemple. Nous ne voulons pas dépasser 10 milliards, car sinon cela abaisserait notre rating financier non officiel, qui est aujourd'hui «A», soit le maximum que peu espérer un opérateur télécoms.

– Allez-vous poursuivre votre politique conjointe de rachat d'actions et de versement de dividende?

– Oui, sauf en cas de rachat de société. S'il devait survenir en 2005, nous ne procéderions pas à un rachat d'actions en 2006.

– Le rachat de 7,13% des actions en 2004 a fait monter la part de la Confédération à 66,1%. Ce pourcentage va-t-il augmenter à l'avenir?

– A la Confédération de décider si elle nous vend ses actions ou pas. Nous comptons au total 75 000 actionnaires, dont 200 détiennent une part substantielle du capital. Un seul, la société d'investissement The Capital Group Companies, détient plus de 5% des actions, soit 7,03%. Suivent d'autres sociétés d'investissement.

– Malgré vos rachats d'actions successifs, le cours de l'action reste stable…

– Tout de même, le cours a augmenté de 50 francs mi-2004 lors du dernier rachat. Mais il est difficile de déterminer dans quelle mesure notre politique influence le cours.